Texte de Laure Prévost

 

‘Les équilibres lyriques de Magdalena Kokines’

Magdalena Kokines, née à Johannesburg de parents grecs, vit et travaille dans son atelier parisien. Couleurs pures, vitalité des traits et imbrication des formes géométriques : sa peinture garde mémoire de l’art ndebele, qu’elle a découvert enfant en Afrique du Sud.

En France, son univers pictural s’est émancipé, affirmé.
Elle y expose régulièrement des huiles, sur toile ou sur carton, aux couleurs éclatantes mêlées de pigments. Elles offrent leur lumière, serties de lignes franches, dans une danse abstraite qui la situe dans l’universalité de la peinture contemporaine. Leur force positive va droit au cœur et dégage chaleur et espoir.

La pureté des masses linéaires joue d’une rigueur empreinte de sérénité. Ainsi ses compositions énergiques trouvent un équilibre graphique et chromatique, pertinent et joyeux. Ses influences s’ancrent dans des mondes divers : la veine du Bauhaus, le mouvement futuriste, Atlan, Léger…, mais aussi l’art primitif rupestre grec et africain ou la calligraphie asiatique.

L’élan du travail épuré, aussi libre que structuré, de Magdalena Kokines fait écho à son profond désir que les hommes dépassent leurs divisions pour construire ensemble une société heureuse, né de son engagement précoce contre l’apartheid, qui régissait le pays dans lequel elle a grandi.

 

Paris, le 20 mai 2010

Laure Prévost
KOKINES